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Non au harcèlement

Les jeunes se filment contre le harcèlement

Par DANIELLE BONNAUD, publié le dimanche 21 juillet 2019 12:39 - Mis à jour le dimanche 21 juillet 2019 12:39
Deux élèves de la classe de 4ème Segpa du collège Didier Daurat lors du tournage du film «Bully», en anglais le mot signifie brute./ Photo DR
Deux élèves de la classe de 4ème Segpa du collège Didier Daurat lors du tournage du film «Bully», en anglais le mot signifie brute./ Photo DR

Toute l'année scolaire dernière, les élèves des établissements de Saint-Gaudens ont participé à un projet contre le harcèlement. L'initiative a été menée conjointement par le Département et le Secours populaire

«Bully» : un film pour impliquer les élèves

Jean Cotelle ne souhaite pas faire des propositions trop didactiques, il préfère impliquer les élèves : «Les simples débats en classe ne fonctionnent pas. Cela a déjà été fait et n'amène pas grand-chose. Il faut que les élèves s'emparent du sujet».

Au fur et à mesure des différentes interventions menées au collège, des liens forts se créent avec Didier Daurat. Les enseignants et l'équipe pédagogique sont motivés, l'idée de faire un court-métrage est lancée par le président du Secours populaire : «La perspective d'un film m'est venue au commencement, j'étais ravi qu'il soit réalisé».

La classe de 4ème Segpa est choisie pour jouer les personnages. Julie Arrouy et Danielle Bonnaud, professeurs d'anglais écrivent le scénario avec les élèves, le Cinéma Régent prête le matériel et des élèves du lycée Bagatelle prennent la responsabilité du montage. Au début de l'été, «Bully» (en français la brute) est né. Le court-métrage dure quatre minutes. L'image est travaillée, le message n'est pas simpliste et l'implication de tous est évidente à la vue du rendu final.

Pour Jean Cotelle c'est une victoire : «Le but principal était que les élèves s'impliquent, ils l'ont fait au-delà de mes espérances. Je pense que certains ont pris conscience de la gravité de leurs actes. Beaucoup ne se rendaient pas compte, ils voient parfois le harcèlement comme une simple rigolade».

Le cinéma de Saint-Gaudens a pour projet de diffuser le film avant les séances, comme message de prévention.

 


Le chiffre : 10

Mois>De travail. Entre les premières discussions et la fin du montage du film, dix mois ont passé. Le projet a impliqué plusieurs établissements de Saint-Gaudens, en particulier le collège Didier Daurat et le lycée Bagatelle. Le Secours populaire, à travers son président Jean Cotelle est à l'initiative du projet, lancé par le Conseil départemental. Le cinéma le Régent a été un appui technique pour la réalisation.